L’extinction du Dévonien tardif, survenue il y a environ 372 millions d’années, est une crise biologique majeure qui a profondément modifié la biodiversité marine et terrestre. Cette extinction s’inscrit dans un contexte géologique marqué par d’importants changements environnementaux liés à la tectonique, au climat et à la composition chimique des océans.
Contexte géologique et bioclimatique du Dévonien tardif
À la fin du Dévonien, la Terre connaît une configuration géologique dynamique avec la formation progressive du supercontinent Euramérica. Cette période est caractérisée par une forte activité volcanique et des fluctuations climatiques sévères, incluant des épisodes de glaciation. Ces perturbations provoquent une baisse du niveau des mers, réduisant les habitats marins côtiers, essentiels pour de nombreuses espèces. Par ailleurs, l’augmentation de la prolifération des plantes terrestres modifie la composition atmosphérique, en particulier les taux d’oxygène et de carbone, impactant la chimie des océans et contribuant au stress des écosystèmes aquatiques.
Conséquences majeures et héritage de l’extinction -372 Ma
Cette extinction affecte principalement la vie marine, éliminant environ 70 % des espèces, dont de nombreux récifs coralliens et poissons placodermes. Les communautés benthiques et pélagiques sont profondément bouleversées, ouvrant la voie à une réorganisation écologique qui facilite l’émergence ultérieure des poissons osseux et des premiers tétrapodes. L’extinction du Dévonien tardif précède la crise de la fin du Permien (-252 Ma), plus dévastatrice, et révèle les interactions complexes entre tectonique, climat et vie. Elle illustre également l’importance des changements environnementaux rapides dans l’évolution de la biodiversité, un sujet central dans les études paléontologiques modernes.
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